Russie: Le lac Baïkal en hiver, perle gelée de Sibérie


 

Sous l’effet des températures hivernales extrêmes de la Sibérie, la surface du lac Baïkal se change en glace plusieurs mois par an, habituellement de début janvier jusqu’en mai. L’épaisseur de la glace, comprise entre 1 et 2 mètres, permet la circulation des piétons et même des véhicules.
Les photos qui suivent ont été réalisées lors d’une traversée à pied du lac gelé. Les différents aspects de la glace, la réflexion des rayons du soleil sur celle-ci, le jeu des lumières à travers les « Toros » sont autant de sujets photogéniques qui rendent la traversée du lac inoubliable.


 


Le lac Baïkal (en russe: Озеро Байкал, Ozero Baïkal) se situe en Russie, dans le sud de la Sibérie.

 
 

Il est impossible de se passer de superlatifs si l’on souhaite décrire le lac Baïkal. Ce lac, vieux de vingt-cinq millions d’années, est le plus ancien lac existant. Le Baïkal qui mesure 636 km de longueur pour jusqu’à 79 km de largeur est aussi le plus grand lac au monde. Et avec une profondeur atteignant 1642 mètres, il est le plus profond de la planète.
Les dimensions colossales du Baïkal en font la plus grande réserve d’eau douce liquide au monde. Ce qui correspond en chiffre à 23 600 km3 d’eau, soit 23 600 000 000 000 mètres cube. Ce volume d’eau suffirait à recouvrir de 1,6 cm de liquide l’ensemble des terres émergées de la planète.
Imaginons que l’eau du lac Baïkal soit entièrement gelée et découpée en blocs de glace. Si ces blocs de glace servaient à la construction d’une muraille mesurant 1 000 mètres de hauteur pour 100 mètres d’épaisseur, il y aurait assez de matériaux pour que l’édifice mesure 240 000 km de long, soit 6 fois le tour de la Terre.

 
 

Vue sur le lac gelé qui vient de se couvrir d’un manteau neigeux. Cette photographie a été réalisée depuis l’ile Olkhone, située à environ 15 km de la rive Ouest du lac Baïkal que l’on aperçoit en arrière-plan sur la photo.
Le lac possède 27 îles, et Olkhone, qui mesure 70km de long, est la plus grande d’entre elles.

 
 

Au lever du soleil, un marcheur part à la découverte du lac gelé.

 
 

Vue panoramique depuis le lac et en direction de la côte. Les zones de cassure sont nombreuses sur le lac. Elles sont le résultat de l’activité presque « tectonique » de la croûte gelée.

 
 

Une première couche de glace, encore fine au début de l’hiver, s’est fissurée avant que le froid ne gèle à nouveau la surface du lac

 
 

Epine de glace

 
 

Sous les pieds, 120cm d’épaisseur de glace. Après avoir creusé la glace, il faudra encore plonger sur plus de 1540 mètres avant d’atteindre le fond du lac.

 
 

La surface gelée du lac subit différentes contraintes en raison des courants en profondeur, des changements de températures, de la pression qu’elle exerce et qu’elle reçoit de l’eau encore liquide, etc..  La surface gelée finit par craquer et les plaques qui en résultent se chevauchent entre elles créant les enchevêtrements que l’on appelle « Toros »

 
 

Arrosée des rayons du soleil couchant, la surface du lac gelé étincelle de mille feux

 
 

Fragments de glace emprisonnés dans l’épaisseur de la surface gelée

 
 

 
 

Vue nocturne sur la surface gelée du lac. Une photographie réalisée en exposition longue permet de capturer le déplacement des étoiles

 
 

Neige balayée par le vent

 
 

La lune aussi se reflète sur le lac Baïkal. Photo prise de nuit lors du lever de lune

 
 

Ce bloc de glace, traversé par les rayons du soleil, se transforme en bloc de feu

 
 

La glace qui vient de craquer à cet endroit, a créé une faille ainsi que de nouveaux « Toros ». En arrière-plan on aperçoit la « Montagne de l’Ours », située sur la berge Est du lac Baïkal

 
 

Une seconde longue exposition d’un ciel étoilé avec en premier plan un « Toros » recouvert de neige

 
 

Les premiers habitants à s’installer dans la région du lac Baïkal étaient les Bouriates, d’origine mongole et de croyances chamaniques. Les Bouriates ont considéré à leur venue dans la région le lac Baïkal comme une mer sacrée.
Les rubans chamaniques accrochés à cet arbre, qui domine le lac Baïkal, sont autant de prières et d’attentions adressées par les bouriates à leurs ancêtres.

 
 

Fragment de glace érodé

 
 

 
 

La lune se reflétant sur la glace sombre du lac

 
 

Les couchers de soleil sont la preuve que les fins peuvent parfois elles aussi être belles. – Beau Taplin

 
 
 


L’un des affluents du lac Baïkal est la rivière Selenge. Cette rivière est en partie alimentée par la rivière Eg, qui prend elle-même sa source depuis le Lac Khövsgöl, situé en Mongolie.
Un article concernant ce dernier est disponible ici
 
Pour en apprendre plus sur le lac Baïkal:
Le lac Baïkal sur Wikipedia (FR)

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